Kap Numérik : pourquoi je ne passe pas par cette subvention
Le dispositif existe et il est sérieux. Je ne travaille pourtant pas sous ce régime : ni montage de dossier, ni projet conditionné à l’aide. Cette page explique pourquoi, et ce que ça change pour vous.
Dit franchement
Ce que je ne fais pas
Je ne monte pas de dossier, et je ne prends pas de projet financé par le Kap Numérik. Ce n’est pas une réserve de principe sur l’aide publique : c’est un choix de méthode, et il vaut pour tous mes clients.
Je ne calibre pas non plus mes devis sur les plafonds de remboursement. La pratique est répandue et légale ; elle produit des devis écrits pour la subvention plutôt que pour le projet.
Ce que je fais à la place
Des tarifs publics, calculés comme si l’aide n’existait pas, et un projet qui démarre la semaine où vous le décidez.
Si vous tenez au Kap Numérik, la démarche est légitime et je ne vous en dissuade pas — mais elle se fera avec un autre prestataire. Autant le savoir avant qu’après.
Ce que la subvention vous demande en échange
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Attendre avant de commencer
Les travaux ne peuvent pas démarrer avant la validation du dossier. L’instruction se compte en mois, et varie selon les périodes de dépôt. Ce n’est pas une lenteur administrative anormale : c’est le temps que demande l’examen d’un dossier public.
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Avancer la totalité
Le remboursement intervient après paiement intégral du prestataire, preuves à l’appui. Vous sortez donc 100 % de la somme, et vous la récupérez en partie plus tard. Pour beaucoup de petites structures, c’est le point qui bloque réellement.
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Accepter l’incertitude
Le montant accordé n’est connu qu’à l’arrêté attributif. Construire un plan de trésorerie sur une aide non encore notifiée, c’est engager de l’argent qu’on n’a pas la certitude de revoir.
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Consommer votre demande annuelle
Une seule demande par an et par gérant, toutes sociétés confondues, et les actions financées doivent différer d’une année sur l’autre. L’utiliser sur un site vitrine, c’est ne plus l’avoir pour autre chose cette année-là.
Un projet qui traîne n’aboutit pas, ou aboutit de travers
C’est la raison de fond, et elle n’a rien d’administratif.
Un site se conçoit sur un élan. Vous avez une idée claire de ce que vous voulez dire, une saison à préparer, une offre à lancer. Entre ce moment-là et la validation d’un dossier, il peut se passer plusieurs mois — et ce ne sont pas des mois neutres.
Les contenus vieillissent avant d’être publiés. Les décisions déjà prises se rediscutent, parce que le contexte a bougé. La personne qui portait le projet en février a d’autres urgences en septembre. Le site pensé pour la haute saison sort après. Et un projet qui redémarre trois fois ne ressemble plus à ce qu’il devait être : il ressemble à la somme des compromis faits en chemin.
J’ai fait le choix inverse. Une à trois semaines entre le cadrage et la mise en ligne, parce qu’un projet court se finit — et qu’un projet fini rapporte, pendant que l’autre attend encore.
Regardons les chiffres en face
Avec l’aide, sur un site vitrine :
- Plafond de remboursement : 1 200 €
- Taux de 80 % pour une structure de 0 à 9 salariés
- Il faut donc 1 500 € de dépense pour toucher le plafond
- Vous avancez 1 500 €, vous en récupérez 1 200 € plus tard
Chez moi, sans aide :
- Site vitrine : 1 100 €, remise de lancement déduite
- Payé une fois, rien à avancer, rien à récupérer
- Démarrage la semaine où vous décidez
Sur le papier, la subvention laisse un reste à charge plus faible. Elle suppose en revanche d’avoir la trésorerie, le temps, et un dossier qui aboutit.
Le point à retenir
Je ne prétends pas que le Kap Numérik coûte plus cher : correctement obtenu, il laisse un reste à charge inférieur. Ce que je dis, c’est que mon prix de départ est 1 100 €, pas 1 500 € — je ne le remonte pas jusqu’au plafond parce que la Région rembourserait la différence.
Le choix n’est donc pas entre deux prix, mais entre deux façons de mener un projet : une aide à instruire avant de commencer, ou un site en ligne dans le mois.
Ce que le dossier impose, dans l’ordre
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Créer le dossier
Sur le portail de la Région, avant toute dépense : les factures et les paiements doivent être postérieurs à la création du dossier. Un devis signé et une fiche d’engagement du prestataire sont demandés dès cette étape.
Avant tout
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Réunir les pièces
Pièce d’identité, RIB, extrait RNE, bilans, comptes de résultat, tableau des effectifs, formulaire de minimis. Les structures de moins de deux ans fournissent en plus des prévisionnels.
Selon votre structure
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Attendre l’instruction
Le dossier est examiné par la Région. Les travaux ne démarrent qu’après validation, ou après l’arrêté attributif. C’est ici que se joue l’essentiel du délai.
Plusieurs mois
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Réaliser, payer, justifier
Le projet se conduit, se paie intégralement par virement traçable, puis les livrables, factures acquittées et preuves de paiement déclenchent le remboursement.
Remboursement en dernier
Ce que ça veut dire pour vous
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Pas de dossier monté par moi
Je n’instruis pas de demande, je ne remplis pas de fiche d’engagement et je ne signe pas de devis destiné à la plateforme régionale. Ce serait m’engager sur un calendrier dont je ne maîtrise ni les délais ni l’issue.
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Un choix à faire, pas à cumuler
Soit vous montez un dossier, avec le prestataire de votre choix parmi ceux qui acceptent ce cadre. Soit vous travaillez avec moi aux tarifs publics. Les deux ne se combinent pas, et je le dis avant le premier rendez-vous.
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Des tarifs déjà calculés sans elle
500 € pour une page unique, 1 100 € pour un site vitrine. Ce sont des montants pensés pour une petite structure qui paie de sa poche — pas des devis gonflés jusqu’au plafond de remboursement.
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Un démarrage immédiat
Pas d’instruction à attendre, pas d’arrêté attributif, pas d’avance de trésorerie à porter pendant des mois. Le projet commence la semaine où vous le décidez et se termine dans le mois.
Le dispositif en détail
Le Kap Numérik est une aide de la Région Réunion, cofinancée par l’Union européenne au titre du programme FEDER 2021-2027. Elle rembourse jusqu’à 3 200 € de dépenses numériques : site web, e-commerce, réseaux sociaux, cybersécurité, contenus. Le dépôt se fait sur le portail des démarches de la Région.
Les informations ci-dessous sont reprises du dispositif à titre indicatif. Seule la Région fait foi, et les conditions évoluent d’une campagne à l’autre.
Combien le dispositif rembourse
- Structures de 0 à 9 salariés
- 80 %
- plafond 3 200 €
- Structures de 10 à 19 salariés
- 50 %
- plafond 2 000 €
- Plafond site vitrine
- 1 200 €
- par action
- Plafond e-commerce
- 2 000 €
- par action
Autres plafonds par action : application mobile 2 000 €, chatbot 2 000 €, contenus et design 2 000 €, community management 1 000 €, sécurité 1 000 €, abonnement à une place de marché 1 000 €, stratégie digitale 500 €. Ces montants sont des plafonds : le remboursement réel dépend du devis et de la décision régionale.
Qui est éligible
Sont concernées les structures domiciliées à La Réunion :
- Entreprises de 0 à 19 salariés, inscrites au RCS ou au Registre des Métiers, siège social à La Réunion. Chiffre d’affaires inférieur à 500 000 € jusqu’à 9 salariés, à 1 000 000 € de 10 à 19 salariés.
- Associations de moins de 10 salariés, domiciliées à La Réunion.
- Professions libérales non réglementées ou assimilées, chiffre d’affaires inférieur à 500 000 €.
Principales exclusions : activités financières, promotion immobilière, entreprises du secteur numérique, agriculture et pêche.
Dépenses couvertes
Création ou refonte d’un site vitrine ou marchand, développement d’une application mobile ou d’un chatbot, présence sur les réseaux sociaux, stratégie digitale et contenus, identité visuelle et UX/UI, sécurité et protection des données, abonnement à une place de marché.
Règles à connaître
- Une seule demande par an et par gérant ou associé majoritaire, toutes sociétés confondues
- Les actions financées doivent différer d’une année sur l’autre
- Factures et paiements postérieurs à la création du dossier
- Paiements traçables uniquement, pas d’espèces
- Remboursement après paiement intégral du prestataire, preuves à l’appui
Pièces généralement demandées
Pour tous : pièce d’identité, RIB, devis signé, fiche d’engagement du prestataire. Pour les entreprises s’ajoutent l’extrait RNE, les bilans et comptes de résultat, le tableau des effectifs et le formulaire de minimis. Pour les associations : SIREN, statuts, récépissé, procès-verbal du conseil d’administration, liste des administrateurs, bilans. Pour les professions libérales : SIREN, justificatif URSSAF ou avis d’imposition, mémento fiscal. Des pièces complémentaires peuvent être demandées selon l’ancienneté ou le lieu d’exercice.
Dispositif cofinancé par la Région Réunion et l’Union européenne (FEDER 2021-2027).

